Le mercredi 15 juin 1988 un nouvel indice, pionnier en Europe, est diffusé, le CAC 40. Envisagé au départ sous l’appellation ION 40, c’est finalement le sigle CAC 40 qui verra le jour. Alain Morice est considéré comme le père de la Cotation Assistée en Continu.
Cet instrument est aujourd’hui la référence incontestée du marché boursier français avec 40 milliards d’euros de gestion passive. Il s’est progressivement imposé parmi les cinq principaux indices boursiers mondiaux. En 1988 sa valeur était fixée à 1000 points. Depuis quelques mois déjà, l’indice connaît une période de variations à tendance baissière. Tiraillé, le CAC gagne puis perd des points précieux, pour atteindre un niveau équivalent à celui de 2005. Autant dire qu’il nous a habitué à de bien meilleures performances.
Il reflète l’évolution des cours de la bourse de Paris et représente 70% de la valeur des sociétés cotées. Mais il est également et surtout le reflet incontesté de la dégradation de la conjoncture due à la hausse du pétrole, l’inflation et la crise outre manche.
Sur les 40 sociétés phares de l’économie française, 17 présentent en 1988, sont encore de nos jours dans l’échantillon de l’indice. La course à la taille, l’économie, la montée du tertiaire et les fusions multiples ont été les principaux facteurs du renouvellement du CAC. A fin septembre 2007, la meilleure performance revenait au groupe l’Oréal avec + 2516% soit une moyenne de + 17.7% / an.
Quant aux valeurs, les nouvelles attisent la curiosité et celles qui sortent s’affaiblissent. En 20 ans le CAC, n’a connu que 4 années de baisse et une concentration de plus en plus importante. La bourse reste un marché à risque, avec des hauts et des bas… mais au final la possibilité d’investir sur de belles entreprises et de faire une importante plus value. Le CAC a encore de beaux jours devant lui !
Un indice performant… mais certes un peu remuant !
Cet article a été publié le Lundi, juillet 28, 2008 à 10:00 et est classé dans Actualité. Vous pouvez suivre les réponses à cette entrée par la RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire.

