A l’heure où l’écologie devient une préoccupation grandissante, le pôle Ecologie du gouvernement a proposé un nouveau dispositif dans le cadre du Grenelle de l’environnement (processus pour répondre à l’urgence du changement climatique) le bonus-malus. L’idée étant d’étendre le bonus-malus pour les voitures à d’autres produits. Mais le système est-il efficace ? Pousse-t-il réellement à l’achat de produits bienfaiteurs ? Ou serait-ce de nouvelles taxes sur des produits de grande consommation ?Le principe du bonus-malus est simple : taxer les produits néfastes à l’environnement et à contrario accorder des primes pour l’achat de produits moins polluants et consommant moins d’énergie. Une liste verte de 19 produits à été soumise au gouvernement mais dans ce climat de restriction budgétaire et face à la crise financière, l’extension a été reportée. Mis en suspend pour le moment, le dispositif sera élargi à une seule famille de produits, lorsqu’un bilan complet sera dressé sur l’application du dispositif au secteur automobile. Le président s’est engagé, « il faut taxer la pollution… cette extension se fera dans la concertation… elle se fera progressivement ».

L’objectif est clair pour tous mais le sujet qui fâche reste la fiscalité. Bien qu’appelée « fiscalité verte », les tensions actuelles sur le pouvoir d’achat se font vives. La taxe pique-à été tout simplement annulée, perçue comme une taxe qui portait un coup au pouvoir d’achat. Mais depuis maintenant une semaine le système « malus-malus » (où seuls les pollueurs seront pénalisés) est annoncé pour le financement.

Aujourd’hui par ces initiatives l’élan est donné, la première étape est passée. Encourager l’achat de produits moins nocifs sera très rapidement récompensé…

« Attention pollueurs vous deviendrez payeurs ! »

par Arca Patrimoine