Faut-il confier la gestion de son assurance vie à un robot ?

Depuis quelques mois se développent en France des sociétés technologiques financières (ou « fintech ») qui proposent aux épargnants de faire gérer leurs placements par des « robo-advisors », ou « conseillers robots ». Si la technologie et l’innovation sont souvent synonymes de progrès, que font réellement ces robots et sont-ils vraiment performants ? Retour sur ce nouveau phénomène 2.0.

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Un conseiller robot, mais comment ça marche ?

Le principe des « robo-advisors » est assez simple. Il s’agit en fait d’algorithmes développés à partir de quantités énormes d’informations (ou « big data ») et de renseignements que vous lui fournissez.

Ceux-ci peuvent varier en fonction des sociétés qui proposent ce service mais de façon générale on trouve les historiques des marchés financiers, les tendances actuelles du marché ou encore les théories financières issues de la recherche universitaire. Couplez à cela votre profil d’investisseur (plus ou moins dynamique), votre situation financière et toutes les informations que vous aurez renseignées via un questionnaire à remplir en ligne, et le conseiller robot vous indiquera les supports financiers les plus adaptés à votre profil en précisant le pourcentage de chances que vous avez d’atteindre votre objectif et la perte minimale que vous risquez d’endurer.

Sur le papier la gestion automatisée (ou conseillée par robot) peut sembler séduisante, d’autant plus que les sociétés qui l’utilisent ne se privent pas pour revendiquer le coût réduit de ce service afin d’attirer le plus grand nombre d’investisseurs. Mais faire appel à un robot pour gérer votre capital comporte certains risques.

Déshumaniser la relation épargnant/courtier ? Un moins plutôt qu’un plus

Ce type de service est encore très jeune et il est donc difficile d’avoir suffisamment de recul pour l’analyser mais néanmoins certains points posent déjà problème. Si une machine peut effectivement traiter un plus grand nombre d’informations à la fois, elle est nécessairement moins disponible pour accompagner sereinement un épargnant. En outre, la plupart de ces services étant uniquement disponibles via internet, il est pratiquement impossible d’avoir un vrai conseiller par téléphone en cas de problème ou de question.

Autre point, les algorithmes, comme la météo, se basent sur des modèles. Des modèles qui, par définition, sont fragiles.

De plus, le robot se cantonne à l’aspect stratégique du portefeuille et non l’aspect humain. Les marchés financiers étant souvent le théâtre de fluctuations brutales imprévisibles et souvent liées à des comportements humains, surtout lorsqu’il s’agit de baisses, comment le robot peut-il réagir à ce type d’événement qui demande sang-froid et réflexion avant d’agir ?

Enfin se pose encore la question de la protection des données personnelles, du cadre réglementaire, et de la qualité de l’algorithme programmé.

La relation privilégiée qui se crée entre un courtier et un investisseur/épargnant ne peut pas exister avec une machine, même si certains films de science-fiction démontrent le contraire. Si les algorithmes peuvent effectivement avoir une utilité dans le traitement des données et faciliter le travail d’un conseiller, ils ne peuvent, à ce jour, anticiper et réagir de façon pertinente à toutes les situations, qu’il s’agisse de fluctuations boursières, de changements dans votre vie professionnelle ou personnelle, ou encore pour répondre à des besoins de gestion sur-mesure.

L’accompagnement reste la meilleure solution pour bénéficier de conseils personnalisés quand vous en avez besoin et souscrire sereinement aux contrats d’assurance vie qui vous conviennent le mieux. N’hésitez pas à contacter un conseiller Arca Patrimoine.

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Arca Patrimoine

Arca Patrimoine est le 2ème courtier vie-épargne français. Retrouvez chaque semaine sur le blog officiel d'Arca Patrimoine, l'essentiel de l'information sur l'assurance-vie, l'épargne placements et l'épargne retraite.

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