Assurance vie : l’attrait grandit pour les unités de compte

Les unités de compte ont représenté 28% des cotisations versées entre janvier et septembre 2017, contre 20% à la même époque l’an dernier, selon les dernières statistiques des assureurs vie.

Petit à petit, les unités de compte (UC) semblent faire leur nid.

Petit à petit, les unités de compte (UC) semblent faire leur nid. D’après les données publiées le 27 octobre 2017 par la Fédération française de l’assurance (FFA) qui regroupe la quasi-totalité des assureurs vie français, la collecte brute des UC est passée de 2,5 milliards d’euros en août à 2,7 milliards d’euros en septembre.

Dans le même temps, les cotisations versées sur les sacro-saints fonds en euros ont reculé de 7 à 6,9 milliards d’euros. Si ce phénomène de vases communicants peut sembler tenu, il ne faudrait pas le prendre trop à la légère.

D’ailleurs, il apparaît beaucoup plus net sur une plus longue période. Toujours selon les chiffres de la FFA, sur les neuf premiers mois de l’année, les UC ont représenté 28% des versements. C’est huit points de plus comparée à la même période l’an dernier.

Cette progression est d’autant plus remarquable qu’elle s’inscrit dans un marché baissier. Le montant total des cotisations collectées sur les contrats d’assurance vie (tous supports confondus) entre janvier et septembre 2017 a atteint 97,3 milliards d’euros, contre 100,5 milliards d’euros entre janvier et septembre 2016. Soit un différentiel tout de même de 3,2 milliards d’euros.

Fiscalité sociale des unités de comptes moins pénalisante

Cette baisse de régime résulte sans aucun doute des incertitudes fiscales liées au premier Budget du nouveau quinquennat. Lors de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron a promis l’instauration d’une « flat tax », englobant l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux (CSG, CRDS…), sur les gains issus des produits financiers, dont l’assurance vie.

Au final, seuls les contrats de plus de 150.000 euros et ceux de moins de 150.000 euros souscrits depuis moins de huit ans seront concernés par le futur prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30%. Il n’empêche, en attendant l’adoption définitive du projet de loi de finances (PLF) pour 2018, les souscripteurs d’assurance vie semblent jouer la prudence.

Ils sont d’autant moins tentés d’alimenter leur contrat que le PLF 2018 prévoit une hausse de la CSG de 1,7 point. A compter du 1er janvier, les prélèvements sociaux vont ainsi passer de 15,5% à 17,2%. Une augmentation qui va surtout pénaliser les fonds euros.

Contrairement aux UC où les prélèvements sociaux sont appliqués sur les plus-values uniquement en cas de rachat, cette fiscalité sociale est prélevée par les assureurs « au fil de l’eau » (c’est-à-dire tous les ans) sur les intérêts annuels des supports en euros.

Dynamisme boursier

Enfin, si le marché de l’assurance vie montre des signes d’essoufflement, c’est parce que le rendement des fonds euros devrait continuer à décliner. Les taux d’intérêt des emprunts d’Etat n’étant pas voués à remonter de sitôt, la rémunération des supports sécurisés pourrait tomber à 1,4% en 2018, d’après les prévisions du cabinet Facts & Figures.

Tout ceci pousse les épargnants à se tourner vers les unités de compte plus risquées (le capital n’est pas garanti), mais potentiellement plus rémunératrices car davantage corrélées avec les marchés financiers. Or, justement, la Bourse ne cesse d’enchaîner record sur record…

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Arca Patrimoine

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