L’assurance vie opère sa mue

La part des cotisations investies dans les unités de compte a nettement progressé l’an dernier, selon les données de la profession.

2017 constitue une année pas comme les autres pour l’assurance vie. D’après les chiffres provisoires de la Fédération française de l’assurance (FFA) rendus publics le 1er février 2018, le placement a moins séduit les Français l’an dernier. La collecte nette (la différence entre les cotisations et les prestations) est ressortie à 7,2 milliards d’euros. C’est 9,9 milliards d’euros de moins qu’en 2016 (16,1 milliards d’euros).

Les souscripteurs ont un peu moins cotisé. Ils ont versé 131,5 milliards d’euros sur leurs contrats en 2017, contre 133,9 milliards d’euros en 2016. Les incertitudes liées à l’élection présidentielle ne sont sûrement pas étrangères à ce léger fléchissement. D’ailleurs, les cotisations ont été nettement plus élevées au second semestre comparées à celles du premier.

Concurrence de la pierre

Mais c’est surtout la hausse des prestations qui explique la faible collecte nette de 2017. Elles sont passées en un an de 116,8 milliards d’euros à 124,2 milliards d’euros. La faute à l’inflation des prix de la pierre. Les Français ont effectué des rachats sur leur assurance vie pour se constituer un apport personnel et financer ainsi leur projet immobilier. La grippe particulièrement meurtrière chez les personnes âgées a également fait grimper le volume des dénouements de contrats.

En réalité, la situation est meilleure qu’à première vue. Toujours selon les données de la FFA, l’encours de l’assurance vie a progressé l’an dernier de 3% pour atteindre 1.676 milliards d’euros au 31 décembre 2017. Les provisions mathématiques (le total des primes versées) placées sur les marchés financiers ont bénéficié des bons rendements boursiers. Les assureurs ont, semble-t-il, davantage mis en réserve leurs provisions pour participation aux bénéfices (PPB). Ils disposent en effet de huit ans pour en partager les fruits avec les assurés. Ce pécule est destiné à faire face à une éventuelle remontée rapide des taux d’intérêt.

Bond des versements sur les UC

Autre évolution notable : les cotisations sur les supports en unités de compte (UC) se sont littéralement envolées l’an passé. Elles ont bondi de 27,2 milliards d’euros à 36,7 milliards d’euros entre 2016 et 2017. Soit une augmentation de près de 35% en l’espace de 12 mois.

Du coup, la part des UC est passée de 20% à 28% des cotisations en un an. Sur le seul mois de décembre 2017, les versements sur ces supports principalement investis en actions ont représenté 31% des cotisations. L’érosion continue des rendements des fonds en euros et le dynamisme de la Bourse sont passés par là. Sans oublier les « bonus » octroyés par les assureurs aux souscripteurs qui acceptent d’investir une partie de leur assurance vie en UC, moins gourmandes en fonds propres car non garanties. Le règne du sacro-saint fond euros sécurisé est peut-être en train de s’achever…

N’hésitez pas à contacter Arca Patrimoine pour plus d’informations sur l’assurance vie.

(Sources : Statistiques FFA – décembre 2017 | Note du Cercle de l’Epargne – février 2018)

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Arca Patrimoine

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2 réflexions au sujet de « L’assurance vie opère sa mue »

  1. Bonsoir.Je suis le gd père paternel de julian LICHTENSTEIN .âgé de 81 ans et mon épouse de 78 ans,nous étudions l’éventualité de vendre. Notre appart à un institutionnel qui verserait un capital de plus 600k € à placer pour partie!.avez vs un gestionnaire se déplaçant selon votre intérêt. Merci.Joseph LICHTENSTEIN 30 rue perronet 92200 Neuilly.

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