L’assurance vie toujours aussi sûre …

Avec près de 12 millions de souscripteurs, l’assurance vie est le placement préféré des français. Dans la conjoncture actuelle certains détenteurs de contrats d’assurance vie se posent des questions. Pour la plupart c’est un placement destiné à la retraite mais qu’en est-il face à cette crise ? A-t-elle un impact direct sur les contrats d’assurance vie ?

Tous les assureurs de personnes agrées en France sont tenus d’adhérer au FGAP (Fonds de Garantie des Assurances de Personnes), le fonds dispose pour 2008 de 500 millions d’euros. En cas de crise aggravée, les détenteurs de contrats d’assurance vie seront couverts à hauteur de 70.000 € par contrat et par assureur (il est donc possible de bénéficier plusieurs fois de ce montant si le détenteur à plusieurs contrats dans plusieurs compagnies différentes).

L’assurance vie a une faculté de repli importante, elle offre de nombreuses solutions de sécurisation aux épargnants. C’est pourquoi, changer de stratégie aujourd’hui en rachetant son contrat serait une mauvaise décision, cela amènerait à des pertes puisque les actions sont sous évaluées. Il est important de conserver son contrat d’assurance vie souscrit dans une logique de long terme puisque de réelles opportunités s’inscrivent dans la durée.

Allez-vous prendre le risque de passer à côté de l’occasion de faire de belles plus values prochainement ?

Les banques françaises font de la résistance …

Fort du modèle de « banque universelle à la française » (« les Echos »), notre système bancaire est strictement régulé et encadre parfaitement la défaillance des établissements de crédit. Il est important de prendre du recul et de ne pas céder à la panique. Le système bancaire français est solide mais sur quelles bases repose t-il ? En cas de défaillance quelles garanties pour les particuliers sont prévues ?Les banques françaises sont très diversifiées tant sur le plan de leurs activités que géographiquement. Contrairement aux banques étrangères elles ne dépendent pas exclusivement des marchés, grâce à un bon équilibre entre les banques de détails, les services financiers spécialisés, les banques de financement et investissement et la gestion d’actifs. Les dépôts clients couvrent environ 70 % de leur besoin de financement, elles ont ainsi des fonds propres élevés qui leur permettent de faire face aux effets de la crise.

La France a l’un des meilleurs systèmes de garantie de l’Europe grâce à des moyens d’interventions préventifs et intelligents. La loi du 25/06/1999 prévoit que les avoirs des déposants soient couverts par le fonds de garantie des dépôts, qui dispose à ce jour de 1.8 milliards d’euros. Toutes les banques françaises sont affiliées à ce fonds. En cas de défaillance, les clients percevront une indemnisation maximale de 70.000 € pour les fonds garantie en espèces, 70.000 € pour les titres et 70.000 € au titre de leur assurance vie. Soit un montant maximum de 210.000 €. Pour les rentes de prévoyance (décès, incapacité et invalidité) une garantie maximale de 90.000 € est prévue. Les clients multibancarisés sont encore mieux protégés de part le fait qu’ils bénéficient de ces garanties dans chacune de leurs banques.

Au-delà de toutes ces mesures, l’Etat s’engage en cas de sinistre important à mettre tout en œuvre pour protéger de la faillite toute banque française. De plus, l’UE envisage une action commune pour garantir les dépôts bancaires des particuliers en Europe. Plutôt que de prendre part à cette peur collective ne devrions-nous pas avoir confiance en nos institutions ? Positiver et y faire face ? Nicolas Sarkozy nous l’a assuré lors de son discours à Toulon, « aucun français ne perdra 1 seul euro ! »…

Communiqué Arca Patrimoine sur la conjoncture financière.

Cher(e)s client(e)s,Cette rentrée 2008 enregistre une forte nervosité et des indices au plus bas sur les différentes places boursières. A un moment où l’excès de crainte semble l’emporter sur la raison, nous souhaitons vous apporter quelques éclaircissements sur les solutions Arca Patrimoine d’une part et sur la conjoncture internationale d’autre part.

Les solutions auxquelles vous avez souscrit en devenant clients Arca Patrimoine s’inscrivent dans la durée, durée que vous avez choisie, en parfaite adéquation avec l’objectif que vous souhaitez atteindre. Vous ne devez pas perdre de vue l’échéance que vous vous êtes fixée ; il convient que vous poursuiviez vos versements de façon régulière pour profiter des achats au cours les plus bas.

En effet, les souscripteurs de contrats à versements périodiques ou programmés (Primaduo, Eurolux Epargne, Valoptis, Europtis, Excellissime Perp, Excellisime Madelin…) bénéficient de la baisse des marchés financiers, telle que nous la connaissons actuellement, grâce à l’achat régulier d’unités de compte. Lors de la remontée des marchés, la valorisation des parts d’unités de compte acquises en plus grand nombre permet d’augmenter corrélativement la valeur du contrat.

Concernant les contrats à versements libres « Imaging » gérés par la Compagnie Inora Life, nous soulignons la nécessité de les conserver en l’état. En effet, la plupart de ces contrats disposent de garanties au terme, qui limitent l’exposition aux variations brutales des marchés actions. Il convient de rappeler que la sortie au terme prévue vous permet de profiter des performances les plus hautes des valeurs sélectionnées.

La crise financière actuelle suscite des questions notamment sur les répercussions qu’elle peut avoir en France. Le système bancaire français est très régulé et encadre très strictement la défaillance des établissements de crédit. Et la protection est similaire en épargne. L’Etat français a d’ores et déjà pris l’engagement de garantir «la sécurité et la continuité du système bancaire et financier français» si besoin.

Le groupe franco-belge Dexia dont l’action a tout récemment « dévissé » en bourse*, suscite des interrogations parmi les détenteurs de contrats établis en partenariat avec Dexia Epargne Pension ou RBC Dexia Investor Services. Il n’y a aucune corrélation entre la chute de l’action Dexia et les contrats d’assurance vie que vous avez souscrits auprès d’Arca Patrimoine. En effet, Dexia Epargne Pension est une compagnie d’assurance vie et RBC Dexia Investor Services est un dépositaire de fonds, en d’autres termes vous n’êtes pas actionnaires du groupe Dexia et aucun fonds Dexia n’est investi dans vos contrats d’assurance vie.

Nous restons confiants dans le potentiel des fonds qui figurent dans les contrats d’assurance vie que nous vous avons proposés, lesquels doivent, rappelons-le, être appréciés sur le long terme. C’est dans les périodes de moins-values que l’on fabrique les plus-values de demain, ne l’oubliez pas.

Toute l’équipe d’Arca Patrimoine se tient à votre entière disposition pour répondre à vos questions, par téléphone au 01 46 10 22 50 ou par email à contact@arcapatrimoine.fr.

Nos e-collaborateurs sont également mobilisés sur le forum Arca Patrimoine www.arcapatrimoine-forum.fr pour vous apporter les explications que vous souhaitez recevoir.

Nous vous prions d’agréer, Cher(e)s Client(e)s, l’expression de nos sincères salutations.

Jean-Claude Fillaud
Directeur Général

* L’action du bancassureur franco-belge Dexia a perdu 30% lundi 29 septembre après certaines agitations du marché sur une augmentation de capital et des problèmes rencontrés par sa filiale américaine. Comme l’ensemble du secteur bancaire, le titre Dexia souffre de la lenteur du processus d’adoption du plan américain (appelé plan Paulson) de 700 milliards de dollars visant à racheter les actifs « toxiques » des banques américaines. Indirectement du fait de sa localisation géographique, (le siège social de Dexia se situe en Belgique), Dexia pâtit également dans l’esprit des investisseurs des inquiétudes sur la solidité financière du belgo néerlandais Fortis dont l’action a été malmenée en bourse depuis plusieurs jours.

Bonus pour les uns, malus pour les autres…

A l’heure où l’écologie devient une préoccupation grandissante, le pôle Ecologie du gouvernement a proposé un nouveau dispositif dans le cadre du Grenelle de l’environnement (processus pour répondre à l’urgence du changement climatique) le bonus-malus. L’idée étant d’étendre le bonus-malus pour les voitures à d’autres produits. Mais le système est-il efficace ? Pousse-t-il réellement à l’achat de produits bienfaiteurs ? Ou serait-ce de nouvelles taxes sur des produits de grande consommation ?Le principe du bonus-malus est simple : taxer les produits néfastes à l’environnement et à contrario accorder des primes pour l’achat de produits moins polluants et consommant moins d’énergie. Une liste verte de 19 produits à été soumise au gouvernement mais dans ce climat de restriction budgétaire et face à la crise financière, l’extension a été reportée. Mis en suspend pour le moment, le dispositif sera élargi à une seule famille de produits, lorsqu’un bilan complet sera dressé sur l’application du dispositif au secteur automobile. Le président s’est engagé, « il faut taxer la pollution… cette extension se fera dans la concertation… elle se fera progressivement ».

L’objectif est clair pour tous mais le sujet qui fâche reste la fiscalité. Bien qu’appelée « fiscalité verte », les tensions actuelles sur le pouvoir d’achat se font vives. La taxe pique-à été tout simplement annulée, perçue comme une taxe qui portait un coup au pouvoir d’achat. Mais depuis maintenant une semaine le système « malus-malus » (où seuls les pollueurs seront pénalisés) est annoncé pour le financement.

Aujourd’hui par ces initiatives l’élan est donné, la première étape est passée. Encourager l’achat de produits moins nocifs sera très rapidement récompensé…

« Attention pollueurs vous deviendrez payeurs ! »

Un logement plus « vert » mais à quel prix ?

A l’heure ou la fiscalité écologique est en pleine mutation et que la France s’est engagée à diviser ses émissions de CO2 par quatre, le ministère de l’écologie a donné naissance à un « bébé vert » du grenelle de l’environnement, le prêt à taux zéro écologique (PTZ). Véritable aide au financement ou une mesure de plus pour inciter les ménages à s’endetter davantage ?Le PTZ écolo sans condition de ressources c’est pour 2009 et aura une durée de vie limitée à 5 ans. Objectif : encourager les français à rénover et améliorer les performances énergétiques de leur résidence principale. Il est doublement plafonné, à 30.000€ en valeur absolue et à 300€ / m2. C’est un prêt remboursable sur 7 à 8 ans.

Toutefois, contrairement au PTZ traditionnel qui a pour vocation de financer l’acquisition d’une première résidence principale, celui-ci profitera aux ménages qui s’engageront à réaliser « un bouquet » de travaux. De simples installations écologiques ne suffiront pas pour en bénéficier. Il permet cependant de gagner 0.25% sur un taux d’intérêt d’emprunt moyen.

Bien que cumulable avec le PTZ actuel, l’éco prêt ne l’est pas avec le crédit d’impôt accordé par l’état pour l’achat d’équipements économes en énergie. A long terme n’est ce pas une façon de pousser les ménages à s’endetter alors que le pouvoir d’achat baisse ? Les économies générées par les travaux rembourseront le prêt toutefois le plafond n’est pas très important. Des aides ciblées comme l’a proposé le secrétaire général adjoint de l’UMP n’auraient-elles pas été plus intéressantes ?

« Maximiser les économies d’énergie c’est rendre notre planète plus verte. Agir dès maintenant c’est préserver l’éco-terre de nos enfants… pensez-y ! »

Une crise financière de plus ou la crise de trop ?

Depuis la création du commerce, les crises font partie intégrante de l’économie. L’histoire est ponctuée ces dernières années par des nuages plus noirs les uns que les autres, le choc pétrolier de 1973, celui de la bourse et de l’immobilier en 1987, la crise japonaise dans les années 90, la crise asiatique en 98 et la bulle internet en 2000. Aujourd’hui une autre bulle éclate aux Etats-Unis, celle des subprimes. Mais comment expliquer que les crises se répètent ainsi ? N’arriverons-nous jamais à tirer profit des périodes difficiles du passé pour réagir plus vite ?La crise que traverse aujourd’hui les Etats-Unis n’est pas celle de 1929. Elle obéit aux mêmes règles mais résulte cette fois d’un nouveau genre de spéculation. La baisse des crédits au lendemain du 11 septembre 2001 a plongé les banques et les courtiers dans une activité ardente. Des prêts risqués, des emprunteurs parfois à la limite de la solvabilité et des taux variables ont malheureusement très vite fait déchanter le phénomène.

Pour l’heure il est impossible de prévoir l’ampleur des dépréciations, toute la sphère financière mondiale est touchée. Mais des solutions sans précédents sont trouvées. Les banques centrales, facilitent l’accès des banques à des financements en dollars, la FED à injecté à ce jour 180 milliards de dollars dans les banques centrales (BCE, Angleterre, Japon, Canada, Suisse). Aux Etats-Unis toujours, le gouvernement a mis en place un plan de sauvetage du système bancaire. Objectif : racheter les créances immobilières douteuses des banques et des établissements financiers à hauteur de 700 milliards de dollars.

En France les répercussions sont pour le moment « limitées ». Les analystes sont confiants et comptent sur la solidité du secteur bancaire français, sa règlementation et la dynamique des pays émergents.

Vendredi dernier, rebond euphorique de la bourse, le CAC 40 a grimpé de 9.27 % soit la plus forte hausse depuis les années 1970. Nous sommes dans une période « de grandes soldes », les actions sont à prix bas, c’est le moment de faire des bonnes affaires, il faut investir. Regagner confiance aujourd’hui, c’est investir et parier sur demain !

To big to fail*… Espérons que les institutions financières le seront vraiment !!
(*Trop grosses pour échouer)

Nouveau prêt étudiant, révolution ou faux semblant ?

Les difficultés d’un étudiant au quotidien c’est principalement les frais de logement et de transport, le coût de la vie et de la scolarité … La solution de l’Etat : un nouveau prêt étudiant sans caution personnelle ouvert à un public d’étudiants plus large. Admirable le nouveau prêt ou juste un mirage de plus ?

En amont, une initiative remarquée : un prêt sans caution personnelle garanti par l’Etat qui s’adresse à tous les étudiants inscrits dans un cycle d’enseignement supérieur (universités et grandes écoles), d’un montant maximum de 15.000 €, pris en charge en cas de défaillance à 70 % par l’OSEO (structure de financement et de garantie des PME) et à 30 % par les banques et avec un remboursement différé après l’obtention du diplôme.

En aval, une convention qui ne fait pas l’unanimité : un prêt qui n’améliore pas le coût de la vie et de la rentrée des étudiants et un taux d’intérêt « au taux du marché ». Exit donc le système du prêt à taux zéro géré par le Crous, ce sont les banques qui fixeront elles mêmes les caractéristiques d‘obtention. L’offre est déjà distribuée par la Banque Populaire depuis le 15 septembre et disponible sur le site internet de Cetelem dès le 22 septembre.

Au final, un prêt qui n’est pas vraiment différent des prêts étudiants classiques avec en prime des effets pervers si un accompagnement n’est pas mis en place. Alors pourquoi ne pas avoir opté pour un prêt à taux zéro pour les étudiants ?

« Si vous voulez savoir la valeur de l’argent, essayez donc d’en emprunter » Benjamin Franklin

Pour ou contre l’ISF ?

Encore un débat entre politique et polémique pour la rentrée … Pour ou contre la suppression de l’ISF ? Le Figaro a récemment fait un sondage, sur 9 721 participants, 71% ont déclaré être en faveur de sa suppression et 29 % contre. Le réforme du bouclier fiscal suffira t-elle à limiter la fuite des capitaux français vers l’étranger ou faut-il supprimer l’ISF ?

Certains crient au scandale face aux dits bienfaits de cet impôt… respect du principe de redistribution, maximisation de l’égalité des chances par la taxation du capital et non du revenu, mise en place du bouclier fiscal à 50%… mais concrètement quels sont les résultats ? Sont-ils contrôlés ? La France perd ses grandes fortunes, ses entrepreneurs innovants et ses investisseurs. La prospérité économique est remise en cause, l’ISF pousse à des faux choix économiques, 2.8 milliards d’euros sont en fuite à l’étranger en 2006, en parallèle une économie souterraine se créée. Le coût de l’ISF est supérieur aux recettes perçues, d’impôt jugé « symbolique » il devient « catastrophe économique ».

Nos voisins ont pris pour la plupart la solution radicale, la suppression ! Sur les 30 pays de l’OCDE seuls 3 (France, Norvège et Suisse) prélèvent encore un impôt sur la fortune. Nos voisins espagnols bien que dirigés par un gouvernement socialiste l’ont tout simplement supprimé. La France devient ainsi le dernier pays européen à avoir un tel impôt et par conséquent une fiscalité sur le patrimoine plus lourde que les autres pays de l’Europe.

Depuis sa création en 1988, les gouvernements successifs ont persisté à réformer l’ISF mais le mécontentement demeure. La France restera t-elle à la traine, derrière ses voisins européens ?

« Trop d’impôt tue l’impôt » Arthur Loffer l’affirmait déjà à la fin des années 1970… À méditer !

Impôts : Attention règlement du solde lundi 15 septembre!

Plus que quelques jours pour régler vos impôts, date fatidique le lundi 15 septembre 2008 minuit. N’attendez pas la dernière minute, comme tous les ans nous serons tous en plein sprint final pour atteindre la fameuse boîte aux lettres avant 23h59. Enfin tout dépend du mode de paiement que vous aurez choisi.

L’échéance du 15 septembre concerne, ceux qui optent pour le paiement par tiers, par prélèvement automatique, deux tiers en février et mai, puis le solde en septembre. Avantage, le prélèvement sur votre compte ne se fera que le 25 septembre.Pour les personnes qui sont un peu moins « fourmis », la mensualisation permet d’étaler ses paiements sur 10 mois. Premier prélèvement en janvier 2009, pensez à régler l’échéance du 15 septembre avec un autre moyen de paiement.

Pour les retardataires, si vous réglez sur Internet délai supplémentaire jusqu’au 20 septembre pour donner votre ordre de paiement, vous serez alors débité 10 jours après cette date limite. Il vous suffit pour cela de vous connecter au www.impots.gouv.fr muni de votre avis d’imposition et de vos coordonnées bancaires.

Dans tous les cas et quel que soit le mode de paiement… attention au retard, pénalité de 10% !

Et si vous êtes propriétaire d’un bien immobilier, pour info, vous avez jusqu’au 15 octobre 2008 pour payer votre taxe foncière, pensez-y.

Les impôts ont fini toujours par les payer… c’est une fatalité !

Le RSA, la taxe de trop?

Le RSA est le sujet du moment, on en parle depuis un certain temps mais depuis la semaine dernière l’ombre sur le financement s’est estompée. Entre mécontentement et interrogations la nouvelle est bien mal acceptée. Le financement sera assuré par une contribution de 1.1% sur les revenus de patrimoine. Allons-nous faire face à une augmentation de ce taux de prélèvement comme il en est depuis 1990 pour la CSG et la CRDS ? L’efficacité de la mesure est déjà remise en cause, les assureurs et associations d’épargnants dénoncent une décision « inopportune », face à la morosité du marché. Que se passera-t-il en cas d’échec, la loi sera-t-elle abrogée ? Des programmes expérimentaux dans 34 départements ont été lancés mais il est encore tôt pour en mesurer l’efficacité.

Mais quels sont les objectifs concrètement ? Le RSA vise à remplacer le RMI et l’allocation parent isolé et s’articule avec la PPE. L’emploi doit à nouveau protéger de la pauvreté, encourager le travail et être plus accessible. Le RSA bénéficiera à 3.7 millions de ménages. Entrée en vigueur prévue le 1 Juin 2009. Un accompagnement systématique de l’ANPE – ASSEDIC pour les bénéficiaires du RSA sera mis en place pour favoriser le retour à l’emploi.

Et qui sont les bénéficiaires de ce dispositif ? C’est un instrument mixte, qui aide ceux qui travaillent à compléter leur revenu et ceux qui ne travaillent pas à assurer un revenu minimum lors d’un retour au travail (que l’on soit passé par le RMI ou non, le taux de cumul partiel des revenus salariaux et de la solidarité sera de 62%).

Comment sera assuré le financement ? Par une contribution de 1.1% sur les revenus de patrimoine. A l’exception des livrets d’épargne, le livret A et le livret développement durable. Les prélèvements sociaux sur les revenus fonciers, les dividendes, l’assurance vie ou encore les plus values d’actions passeront ainsi de 11% à 12.1% en 2009. La taxe permettra de couvrir le surcoût de la réforme évalué à 1.5 milliards d’euros par an.

Pour le moment le RSA qu’on en veuille ou pas… on passera tous par là !